La fin des vacances bientôt... mais avant de vous remettre au boulot, vous reprendrez bien un peu de souvenirs de cet été non
?
Et bien voilà donc la suite de nos aventures, les quatre jours qui suivent donc... 7e, 8e, 9e et 10e jour.
Excusez moi au passage pour le temps que prennent les suites à arriver, mais y'a pas mal de boulot sur cette année de Term... donc forcément, j'ai pas trop le temps de venir sur le PC. En
esperant toujours que vous ne vous lassez pas...
Pour vous épargner la peine de relire intégralement la seconde partie : nous étions donc à Arjeplog, soit la Laponie pure et dure avec ses lacs et ses moustiques. Nous savourions tranquillement
nous derniers moments au camping d'Arjeplog (soit notre paradis sur terre Lapone) avant de continuer notre ascension vers Kiruna puis Abisko, frontière avec la Norvège...
Bonne lecture, je vous retrouve à la fin.
Lundi 16 Juillet – 7e jour – D’Arjeplog à Kiruna…
Levé à la bourre ce matin, alors on se dépêche ! Déjeuner rapide et démontage de même. En route, on en a pour pas mal de kilomètres aujourd’hui. But de la journée : Kiruna. Beaucoup de route, et pas grand-chose d’intéressant. Si je résume, autant que je me souvienne, il y a eu deux événements marquant : un arrêt dans un café pour un café-donuts servi par la serveuse la plus mignonne de Suède : Sandra (dont les chevelus se souviennent je pense) et l’arrêt sieste de Nico au milieu de rien. Saluons ici le courage de nos conducteurs, mais nous aurons l’occasion d’en reparler quand il sera question du camion de Sophie… Après une demi-heure de sieste, la route continue vers Kiruna, au son (dans le camion de Nico) de Deep Purple. Arrivée cent bornes plus loin à notre but : une ville morte !
Et oui, à Kiruna, il n’y a rien, même pas des habitants… Non on exagère : on a vu trois skateurs et un poivrot complètement fini (et Dieu sait ô combien il était fini celui là !). Bref, beaucoup ont éprouvé une vague envie de suicide, qui explique certainement l’état d’ébriété avancée de l’ivrogne susmentionné. Kiruna est donc synonyme de ville complètement amorphe. Malgré, les chevelus, soucieux comme on l’a dit plus haut de préserver les bonnes relations internationales de la France décidèrent d’envoyer David près de deux allemands, dont on ignore parfaitement ce qu’ils faisaient là d’ailleurs. Toujours est-il qu’après cette petite promenade, nous sommes arrivés (en avance évidemment) au point de rendez-vous : il était alors question de manger, et nous chevelus, on aime bien ça ! Donc nous nous sommes rabattus sur un resto-snack : il y avait deux options dont kebab (mais pas vraiment en fait). Je m’excuse auprès de ceux qui avaient opté pour la seconde solution, mais j’ai absolument oublié en quoi elle consistait… Une fois rassasiés, retour aux minibus à la recherche de notre bivouac… et après quelques tours détours et retours nous trouvons notre terre promise.
Elle se présente sous la forme d’une espèce de cirque caillouteux en l’occurrence. On plante les tentes dans le sable en espérant qu’il n’y ait pas trop d’ours. Ce qui est sûr en tout cas c’est qu’il y a des moustiques. S’est effectuée ce soir là même une trouvaille absolument cruciale : déblatérant tranquillement dans le bus (et ayant échappé à une mort affreuse quand Chris a allumé le contact) on décide de mettre un peu de musique. Farfouillant dans les pochettes, on tombe sur un disque intriguant avec des motifs violets sur fond vert : et oui, c’est ce soir là que nous avons déniché Division Bell de Pink Floyd ahahahahaha ! Avec ses morceaux qui nous ont fait rêver (High Hopes, Lost for Words, Coming back to Life sans oublier le fameux What do you Want from me) ou pour certain carrément chier.
Après ces péripéties, on s’aventure dehors pour admirer le paysage, voir, pour certains, embêter les jeunes couples en formation (aucuns noms, là encore, ne sera donné, rassurez-vous, pas plus pour les couples que pour les harceleurs…), et après diverses conversations plus ou moins intéressantes, et aspersions de répulsifs en tout genre, on va gentiment se mettre au dodo. Inutile de dire que maintenant, on a plus de véritable nuit, évidemment. Du coup, il est vers 1h du matin quand on va dormir… logique.
Mardi 17 juillet – 8e jour – « On the road again »… jusqu’à Abisko en tout cas.
Oui, forcément… on n’est pas très efficace le matin, et la musique de Kusturica & the Non-Smoking Orchestra n’est pas superflue pour nous tirer des duvets (pour Théo et moi en tout cas… voilà pourquoi on était souvent réveillés tôt.) Un bon café (je vous donne les doses si vous voulez faire pareil : 2 cuillères ½ jusqu’à 3 pour les matins difficiles (cuillères à soupe, bien sûr) de soluble pour un bol… c’est un peu fort au début mais on s’y fait.) et ça repart. Après un pliage de tente un peu galère et une chaîne pas au meilleur de sa forme, on arrive tout de même à embarquer pour rallier les 100 km qui nous sépare d’Abisko, dernière ville avant la Norvège.
Une fois à Abisko, donc, après quelques achats en tout genre (cigarettes, toblerone), on fait un petit tour de ville pour trouver un camping potable, et après quelques péripéties pour réserver l’heureux gagnant, où nous rencontrons d’ailleurs une autre colo de français, nous nous installons en grande fanfare, inutile de le préciser. Nous plantons nos tentes et entamons ensuite le repas. Rassasié…mon journal comporte ici la mention « sieste… » Une fois réveillés, on se prépare pour notre première (et très attendue) randonnée. Chaussures solides, bonnes grosses chausettes, gourdes, appareil photos… et nous voilà donc parés. En avant !
Petite grimpette un peu raide pour un début, mais nous voilà bien vite devant le magnifique paysage du parc naturel d’Abisko. Les montagnes aux sommets encore enneigés surplombent un grand lac bleuit par le beau temps dont nous bénéficions aujourd’hui. Admirons, admirons…
Après ce petit instant de remémoration que chacun aura savouré, voilà la suite de nos aventures. Il se trouve qu’une cascade a été remarquée, ainsi que des neves, alors forcément, on a qu’une envie, c’est d’aller voir tout ça de plus près, mais pour ce faire, pas de sentiers a priori balisés. Alors c’est parti dans ce qui semble être de la bruyère, tout droit vers la cascade d’abord. On s’aperçoit cependant assez vite que ce qui semble être de la sympathique bruyère est en réalité des espèces de marécages. En essayant de trouver la voie la plus sèche possible certains (c’est précisément mon cas) ont imbibé leur chaussure assez sérieusement et bousillé une paire de chaussettes. Mais, comme qui dirai, après l’effort, le réconfort, et après quelques aventures, nous voilà arrivés à la cascade, petit moment de paix encore, avant de crapahuter vers la neige (bien glissant n’est ce pas ?) et une fois arrivé, de faire des batailles de boules de neiges en plein mois de juillet !
Non content de ce qu’ils avaient déjà, certains se sont mis en tête d’aller un peu plus loin, histoire de faire une petite boucle en traversant la rivière un peu plus haut. On s’est donc scindé ici, Nico menant bravement les quelques aventuriers et Alban et Sophie redescendent avec le reste de la troupe. Voilà en exclusivité le périple de ceux qui ont continué pour boucler la boucle : on a continué en longeant la rivière pour trouver un passage un peu étroit pour passer sur l’autre rive. Le passage étroit en question, et ben on l’a pas trouvé. On a donc traversé pied dans l’eau, suivant, pour ma part, la voie tracée par David, premier sur l’autre bord. Ayant manqué de peu de se ramasser dans l’eau (très froide croyez moi), on se retrouve de l’autre côté pour une petite pause séchage de chaussette, avant de repartir… et bien à la recherche de notre route.
Ce qui suivit fût, comme qui dirait, « freestyle ». On a essayé plusieurs chemins qui, pour les meilleurs d’entre eux, menaient invariablement dans des espèces de marais-surprise (le genre où on a le pied qui s’enfonce de 5 cm d’un seul coup) ou dans des branchages qui se faisaient une joie de nous griffer les mollets (grr…). Au terme d’un périple un peu… disons aléatoire pour faire joli, où nous avons dévalés les pentes en courant (oui, j’avais dit « freestyle ») nous avons trouvé un chemin ferme et sec. Suivant notre instinct infaillible (enfin, plutôt le chemin en question…) nous sommes arrivés d’abord devant une très jolie cascade puis, après s’être trompé une dernière fois de chemin (je l’avais dit que c’était à gauche !), nous avons aboutis sur le terrain vague où étaient garés les minibus, avec les chaussures, chaussettes et pieds détrempés, les jambes joliment striées de fins traits, et une seule envie : une bonne douche !
Pour couronner cette magnifique journée de contemplation (et un peu de sport, faut le dire), une bonne nouvelle : ce soir, c’est chili con carne ! Nous savourons donc (pour ma part, avec des baguettes dans les cheveux qui me tiraillent, sans aucune espèce de compassion, le cuir chevelu). Bonne douche ensuite (rhaaaa c’est bon) puis loup-garou avec l’autre groupe de français, où on a bien rigolé mine de rien et enfin, retrouvons nos bons duvets pour une nuit réparatrice…
Je tiens ici à imposer 3 secondes de silence à la mémoire de mon assiette décédée ce jour-là dans de tragiques circonstances, au cours d’un jeu de frisbee, par ailleurs probablement destiné à la détruire et, du même coup, à provoquer la rage et la tristesse du propriétaire…
Mercredi 18 Juillet – 9e jour – Et encore des kilomètres, jusqu’aux Lofoten…
Le levé a eu lieu assez tôt ce matin, et le besoin de café se faisait assez clairement sentir dans le camp chevelu. Malheur, le café est resté dans le minibus… Heureusement, une courageuse et séduisante (surtout le matin) personne, à savoir moi-même, se dévouât bravement pour s’en aller quérir la potion magique qui nous sort la tête du coltard. Ayant accompli la périlleuse mission, et revenant triomphant avec le café, notre héros (c’est toujours moi…) s’aperçoit que gaz et popote manque également à l’appel. Plus magnifique que jamais (je blague depuis tout à l’heure hein…) et doté du meilleur caractère que l’on puisse connaître (là, on comprend que je blague non ?), il s’en va fringuant et les pieds nus chercher ce qu’il lui manque pour préparer la mixture.
Passons sur ces péripéties inintéressantes, qui vous fatiguent certainement déjà. Une fois la mixture avalée, les tentes pliées, les camions chargés, Pink Floyd écouté, deux trois biscuits (ah bon, y’en avait pas cette fois-ci ?). On part. Au revoir Suède et parc national, cap maintenant sur la Norvège. « Encore de la route ?... » Oui, effectivement, on roule beaucoup, mais là, ça vaut quand même le coup. On passe tout de même des grandes forêts (qui recouvrent la moitié du pays), du « plat pays » suédois (à l’exception du Kebnekaise, pas loin d’Abisko, plus haut sommet de Suède du haut de ses 2000 mètres environ) à la chaîne montagneuse des Scandes qui matérialise en quelque sorte la frontière. Nous voilà donc en présence de magnifiques paysages montagneux, dans des reliefs beaucoup plus abruptes que ceux que l’ont a déjà put avoir. Admirons, admirons…
Toujours est-il qu’à l’issue de nos contemplations routières, nous arrivons à un petit port où nous allons nous embarquer pour une vingtaine de minute de traversée (je ne sais plus exactement de où à où). Bref, une fois remis le pied à terre, on repart sur les routes. Il reste de la route encore… jusqu’aux Iles Lofoten. Dans les minibus (enfin surtout chez nous), la guerre fait rage entre Pink Floyd et les Cowboys Fringants, entre les trois notes de piano de drogués et la fanfare gesticulante des québécois en folie. Soucieux de rester parfaitement objectif comme je l’ai été jusqu’ici (oui, enfin bon…) je n’emmétrai aucun jugement ni aucun parti pris (de toute façon, tout le monde le connais mon avis non ?). Bref, après une ultime traversée, où on a profité d’un aperçu des merveilles Lofoteniennes à l’arrivée, nous voilà donc… et bien dans les Iles Lofoten.
Débarquement dans la liesse à Svolvaer, puis en route vers notre camping, même si on ne sait pas tout à fait où il se trouve. Après une petite vingtaine de bornes à 200 km au dessus du cercle arctique, on passe devant notre camping. Mais, comme dans toute bonne histoire d’amour, on ne se reconnaît pas immédiatement. On continue donc notre route. Mais on s’aperçoit bien vite qu’on était passé devant l’amour de notre vie (oui, j’exagère, mais je file…) bien avant, et sans le voir. Donc retour à notre premier camping et arrivée en fanfare avec démonstration d’une toute nouvelle discipline en phase de devenir olympique (n’importe quoi…) : le lancé de sac et de tente… autrement une chaîne un peu… disons contemporaine pour faire bref.
Plantage et haricots, et puis, allons savoir pourquoi, on a un coup de barre : le loup garou prévu est assez massivement abandonné. Ben, pourtant, il fait jour… et oui, mais dans les Lofoten au mois de juillet en même temps… Du coup, au lit tout le monde… demain matin pas de levé en plus !
Jeudi 19 Juillet – 10e jour – Grasse matinée et ronds dans l’eau dans le fjord
C’est dans le titre : levé, pour ma part en tout cas, à 11h40… ça n’empêche pas un bon petit café pour démarrer. Une fois la mixture sur-caféinée ingérée, pour tuer le temps en attendant non pas Godot (Beckett mon amour) mais les barques, nous allons faire un tour du côté des animaux. Ah oui… pourquoi des barques ? Parce que le programme de cet après-midi (oui c’est déjà l’après-midi), c’est d’aller se promener sur des barques. Voilà c’est pas plus compliqué. Donc je disais, en route vers les enclos des lapins et autres canards.
Ce qui est amusant avec cet épisode des animaux, c’est que dès qu’on arrivait près de l’enclos, les bestioles étaient prises d’une envie soudaine de se câliner… si c’est pas du sexe-à-pile ça… Toujours est il que ces bestiaux d’une taille conséquente passe donc leur temps à (essayer de) copuler, à manger, à faire des ronds dans l’enclos, et, pour les canards, à barboter dans une flaque qu’ils ont soigneusement entrepris de dégueulasser (je vous passerai les détails…) tout en attendant bien sagement de se faire déguster. Voilà donc, pour meubler nore matinée courte et ce paragraphe…
Je n’ai absolument aptitude à une quelconque activité sportive. D’ailleurs, en EPS, j’ai toujours eu des notes bidons (je me suis surpassé en danse en 3e : 3/20, c’est beau ça non). Bref, ça j’étais le seul à le savoir, jusque là… Car mes malheureux compagnons de bord sur cette barque ont dût faire les frais de mon incapacité manifeste (je m’en excuse au passage d’ailleurs auprès de Jo (que ça a vraiment gavé…), Rose (que ça a plutôt faire rire… en même temps, Rose elle rigole tout le temps non ? laulle) et Théo…). Après le vol de pédalo et quelques aventures (demi-tour…) on se rentre et on fait un tour avec Théo et David pour faire des photos de groupe disco des années 80 qui regarde vers l’Eternité (voir photos sur flick-r)
Ensuite… épreuve douche : temps – 6 mn ; à accomplir – lavage complet et deux shampoings pour les cheveux. Une fois effectuées ces ablutions rationalisées, retour dans le minibus au chaud avec Pink Floyd et Tarmac tout en rattrapant mon retard (assez conséquent à ce moment là, environ trois jours…). Dans ce cadre on ne peut plus romantique, on en conviendra, se rapprochent nos couples emblématiques : ainsi, Antoine et Lise depuis ce matin et Théo et Rose qui sensiblement… sont mignons
Et le repas arrive : riz et poulet au curry : que demande le peuple nom de dieu ? Après un si bon repas, un loup
garou donc ce soir, où on se fend donc bien la poire. Puis au lit, demain on doit se lever tôt pour aller pêcher haha, comme les pécheurs norvégiens des pubs pour de la crème pour mains. Bref
c’est pas intéressant tout ça. La suite, donc, au prochain épisode.
J'éspère que vous prenez autant de plaisir à lire que moi à ecrire en tout cas... tous ces beaux souvenirs font chaud au coeur.
Je vous adresse donc à tous le bonjour en esperant que vous allez pour le mieux, et surtout n'hésitez pas, comme l'a fait Rose, a poster un article, pour donner un peu des nouvelles où raconter des journées qui vous ont marqués... je sais pas tout ce qu'il s'est passé, ce compte-rendu n'est donc pas exhaustif...
Avec, encore une fois mes meilleurs souvenirs...
A bientôt pour la suite.
Flo...
Dernière chose, alexandre a fait des vidéos de la colo qui sont sur youtube... je vous file le lien :
http://fr.youtube.com/user/skyalex94
voilà, merci Alex en tout cas, ça m'a fait enormément plaisir de revoir ça