Journal

Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /Nov /2007 11:10

La fin des vacances bientôt... mais avant de vous remettre au boulot, vous reprendrez bien un peu de souvenirs de cet été non ?
Et bien voilà donc la suite de nos aventures, les quatre jours qui suivent donc... 7e, 8e, 9e et 10e jour.
Excusez moi au passage pour le temps que prennent les suites à arriver, mais y'a pas mal de boulot sur cette année de Term... donc forcément, j'ai pas trop le temps de venir sur le PC. En esperant toujours que vous ne vous lassez pas...
Pour vous épargner la peine de relire intégralement la seconde partie : nous étions donc à Arjeplog, soit la Laponie pure et dure avec ses lacs et ses moustiques. Nous savourions tranquillement nous derniers moments au camping d'Arjeplog (soit notre paradis sur terre Lapone) avant de continuer notre ascension vers Kiruna puis Abisko, frontière avec la Norvège...
Bonne lecture, je vous retrouve à la fin.

------------------------------------------------------------------------------------------------------



Lundi 16 Juillet – 7e jour – D’Arjeplog à Kiruna…

Levé à la bourre ce matin, alors on se dépêche ! Déjeuner rapide et démontage de même. En route, on en a pour pas mal de kilomètres aujourd’hui. But de la journée : Kiruna. Beaucoup de route, et pas grand-chose d’intéressant. Si je résume, autant que je me souvienne, il y a eu deux événements marquant : un arrêt dans un café pour un café-donuts servi par la serveuse la plus mignonne de Suède : Sandra (dont les chevelus se souviennent je pense) et l’arrêt sieste de Nico au milieu de rien. Saluons ici le courage de nos conducteurs, mais nous aurons l’occasion d’en reparler quand il sera question du camion de Sophie… Après une demi-heure de sieste, la route continue vers Kiruna, au son (dans le camion de Nico) de Deep Purple. Arrivée cent bornes plus loin à notre but : une ville morte !

Et oui, à Kiruna, il n’y a rien, même pas des habitants… Non on exagère : on a vu trois skateurs et un poivrot complètement fini (et Dieu sait ô combien il était fini celui là !). Bref, beaucoup ont éprouvé une vague envie de suicide, qui explique certainement l’état d’ébriété avancée de l’ivrogne susmentionné. Kiruna est donc synonyme de ville complètement amorphe. Malgré, les chevelus, soucieux comme on l’a dit plus haut de préserver les bonnes relations internationales de la France décidèrent d’envoyer David près de deux allemands, dont on ignore parfaitement ce qu’ils faisaient là d’ailleurs. Toujours est-il qu’après cette petite promenade, nous sommes arrivés (en avance évidemment) au point de rendez-vous : il était alors question de manger, et nous chevelus, on aime bien ça ! Donc nous nous sommes rabattus sur un resto-snack : il y avait deux options dont kebab (mais pas vraiment en fait). Je m’excuse auprès de ceux qui avaient opté pour la seconde solution, mais j’ai absolument oublié en quoi elle consistait… Une fois rassasiés, retour aux minibus à la recherche de notre bivouac… et après quelques tours détours et retours nous trouvons notre terre promise.

Elle se présente sous la forme d’une espèce de cirque caillouteux en l’occurrence. On plante les tentes dans le sable en espérant qu’il n’y ait pas trop d’ours. Ce qui est sûr en tout cas c’est qu’il y a des moustiques. S’est effectuée ce soir là même une trouvaille absolument cruciale : déblatérant tranquillement dans le bus (et ayant échappé à une mort affreuse quand Chris a allumé le contact) on décide de mettre un peu de musique. Farfouillant dans les pochettes, on tombe sur un disque intriguant avec des motifs violets sur fond vert : et oui, c’est ce soir là que nous avons déniché Division Bell de Pink Floyd ahahahahaha ! Avec ses morceaux qui nous ont fait rêver (High Hopes, Lost for Words, Coming back to Life sans oublier le fameux What do you Want from me) ou pour certain carrément chier.

Après ces péripéties, on s’aventure dehors pour admirer le paysage, voir, pour certains, embêter les jeunes couples en formation (aucuns noms, là encore, ne sera donné, rassurez-vous, pas plus pour les couples que pour les harceleurs…), et après diverses conversations plus ou moins intéressantes, et aspersions de répulsifs en tout genre, on va gentiment se mettre au dodo. Inutile de dire que maintenant, on a plus de véritable nuit, évidemment. Du coup, il est vers 1h du matin quand on va dormir… logique.

 

Mardi 17 juillet – 8e jour – « On the road again »… jusqu’à Abisko en tout cas.

Oui, forcément… on n’est pas très efficace le matin, et la musique de Kusturica & the Non-Smoking Orchestra n’est pas superflue pour nous tirer des duvets (pour Théo et moi en tout cas… voilà pourquoi on était souvent réveillés tôt.) Un bon café (je vous donne les doses si vous voulez faire pareil : 2 cuillères ½ jusqu’à 3 pour les matins difficiles (cuillères à soupe, bien sûr) de soluble pour un bol… c’est un peu fort au début mais on s’y fait.) et ça repart. Après un pliage de tente un peu galère et une chaîne pas au meilleur de sa forme, on arrive tout de même à embarquer pour rallier les 100 km qui nous sépare d’Abisko, dernière ville avant la Norvège.

Une fois à Abisko, donc, après quelques achats en tout genre (cigarettes, toblerone), on fait un petit tour de ville pour trouver un camping potable, et après quelques péripéties pour réserver l’heureux gagnant, où nous rencontrons d’ailleurs une autre colo de français, nous nous installons en grande fanfare, inutile de le préciser. Nous plantons nos tentes et entamons ensuite le repas. Rassasié…mon journal comporte ici la mention « sieste… » Une fois réveillés, on se prépare pour notre première (et très attendue) randonnée. Chaussures solides, bonnes grosses chausettes, gourdes, appareil photos… et nous voilà donc parés. En avant !

Petite grimpette un peu raide pour un début, mais nous voilà bien vite devant le magnifique paysage du parc naturel d’Abisko. Les montagnes aux sommets encore enneigés surplombent un grand lac bleuit par le beau temps dont nous bénéficions aujourd’hui. Admirons, admirons…

Après ce petit instant de remémoration que chacun aura savouré, voilà la suite de nos aventures. Il se trouve qu’une cascade a été remarquée, ainsi que des neves, alors forcément, on a qu’une envie, c’est d’aller voir tout ça de plus près, mais pour ce faire, pas de sentiers a priori balisés. Alors c’est parti dans ce qui semble être de la bruyère, tout droit vers la cascade d’abord. On s’aperçoit cependant assez vite que ce qui semble être de la sympathique bruyère est en réalité des espèces de marécages. En essayant de trouver la voie la plus sèche possible certains (c’est précisément mon cas) ont imbibé leur chaussure assez sérieusement et bousillé une paire de chaussettes. Mais, comme qui dirai, après l’effort, le réconfort, et après quelques aventures, nous voilà arrivés à la cascade, petit moment de paix encore, avant de crapahuter vers la neige (bien glissant n’est ce pas ?) et une fois arrivé, de faire des batailles de boules de neiges en plein mois de juillet !

Non content de ce qu’ils avaient déjà, certains se sont mis en tête d’aller un peu plus loin, histoire de faire une petite boucle en traversant la rivière un peu plus haut. On s’est donc scindé ici, Nico menant bravement les quelques aventuriers et Alban et Sophie redescendent avec le reste de la troupe. Voilà en exclusivité le périple de ceux qui ont continué pour boucler la boucle : on a continué en longeant la rivière pour trouver un passage un peu étroit pour passer sur l’autre rive. Le passage étroit en question, et ben on l’a pas trouvé. On a donc traversé pied dans l’eau, suivant, pour ma part, la voie tracée par David, premier sur l’autre bord. Ayant manqué de peu de se ramasser dans l’eau (très froide croyez moi), on se retrouve de l’autre côté pour une petite pause séchage de chaussette, avant de repartir… et bien à la recherche de notre route.

Ce qui suivit fût, comme qui dirait, « freestyle ». On a essayé plusieurs chemins qui, pour les meilleurs d’entre eux, menaient invariablement dans des espèces de marais-surprise (le genre où on a le pied qui s’enfonce de 5 cm d’un seul coup) ou dans des branchages qui se faisaient une joie de nous griffer les mollets (grr…). Au terme d’un périple un peu… disons aléatoire pour faire joli, où nous avons dévalés les pentes en courant (oui, j’avais dit « freestyle ») nous avons trouvé un chemin ferme et sec. Suivant notre instinct infaillible (enfin, plutôt le chemin en question…) nous sommes arrivés d’abord devant une très jolie cascade puis, après s’être trompé une dernière fois de chemin (je l’avais dit que c’était à gauche !), nous avons aboutis sur le terrain vague où étaient garés les minibus, avec les chaussures, chaussettes et pieds détrempés, les jambes joliment striées de fins traits, et une seule envie : une bonne douche !

Pour couronner cette magnifique journée de contemplation (et un peu de sport, faut le dire), une bonne nouvelle : ce soir, c’est chili con carne ! Nous savourons donc (pour ma part, avec des baguettes dans les cheveux qui me tiraillent, sans aucune espèce de compassion, le cuir chevelu). Bonne douche ensuite (rhaaaa c’est bon) puis loup-garou avec l’autre groupe de français, où on a bien rigolé mine de rien et enfin, retrouvons nos bons duvets pour une nuit réparatrice…

Je tiens ici à imposer 3 secondes de silence à la mémoire de mon assiette décédée ce jour-là dans de tragiques circonstances, au cours d’un jeu de frisbee, par ailleurs probablement destiné à la détruire et, du même coup, à provoquer la rage et la tristesse du propriétaire…

 

Mercredi 18 Juillet – 9e jour – Et encore des kilomètres, jusqu’aux Lofoten…

Le levé a eu lieu assez tôt ce matin, et le besoin de café se faisait assez clairement sentir dans le camp chevelu. Malheur, le café est resté dans le minibus… Heureusement, une courageuse et séduisante (surtout le matin) personne, à savoir moi-même, se dévouât bravement pour s’en aller quérir la potion magique qui nous sort la tête du coltard. Ayant accompli la périlleuse mission, et revenant triomphant avec le café, notre héros (c’est toujours moi…) s’aperçoit que gaz et popote manque également à l’appel. Plus magnifique que jamais (je blague depuis tout à l’heure hein…) et doté du meilleur caractère que l’on puisse connaître (là, on comprend que je blague non ?), il s’en va fringuant et les pieds nus chercher ce qu’il lui manque pour préparer la mixture.

Passons sur ces péripéties inintéressantes, qui vous fatiguent certainement déjà. Une fois la mixture avalée, les tentes pliées, les camions chargés, Pink Floyd écouté, deux trois biscuits (ah bon, y’en avait pas cette fois-ci ?). On part. Au revoir Suède et parc national, cap maintenant sur la Norvège. « Encore de la route ?... » Oui, effectivement, on roule beaucoup, mais là, ça vaut quand même le coup. On passe tout de même des grandes forêts (qui recouvrent la moitié du pays), du « plat pays » suédois (à l’exception du Kebnekaise, pas loin d’Abisko, plus haut sommet de Suède du haut de ses 2000 mètres environ) à la chaîne montagneuse des Scandes qui matérialise en quelque sorte la frontière. Nous voilà donc en présence de magnifiques paysages montagneux, dans des reliefs beaucoup plus abruptes que ceux que l’ont a déjà put avoir. Admirons, admirons…

Toujours est-il qu’à l’issue de nos contemplations routières, nous arrivons à un petit port où nous allons nous embarquer pour une vingtaine de minute de traversée (je ne sais plus exactement de où à où). Bref, une fois remis le pied à terre, on repart sur les routes. Il reste de la route encore… jusqu’aux Iles Lofoten. Dans les minibus (enfin surtout chez nous), la guerre fait rage entre Pink Floyd et les Cowboys Fringants, entre les trois notes de piano de drogués et la fanfare gesticulante des québécois en folie. Soucieux de rester parfaitement objectif comme je l’ai été jusqu’ici (oui, enfin bon…) je n’emmétrai aucun jugement ni aucun parti pris (de toute façon, tout le monde le connais mon avis non ?). Bref, après une ultime traversée, où on a profité d’un aperçu des merveilles Lofoteniennes à l’arrivée, nous voilà donc… et bien dans les Iles Lofoten.

Débarquement dans la liesse à Svolvaer, puis en route vers notre camping, même si on ne sait pas tout à fait où il se trouve. Après une petite vingtaine de bornes à 200 km au dessus du cercle arctique, on passe devant notre camping. Mais, comme dans toute bonne histoire d’amour, on ne se reconnaît pas immédiatement. On continue donc notre route. Mais on s’aperçoit bien vite qu’on était passé devant l’amour de notre vie (oui, j’exagère, mais je file…) bien avant, et sans le voir. Donc retour à notre premier camping et arrivée en fanfare avec démonstration d’une toute nouvelle discipline en phase de devenir olympique (n’importe quoi…) : le lancé de sac et de tente… autrement une chaîne un peu… disons contemporaine pour faire bref.

Plantage et haricots, et puis, allons savoir pourquoi, on a un coup de barre : le loup garou prévu est assez massivement abandonné. Ben, pourtant, il fait jour… et oui, mais dans les Lofoten au mois de juillet en même temps… Du coup, au lit tout le monde… demain matin pas de levé en plus !

 

Jeudi 19 Juillet – 10e jour – Grasse matinée et ronds dans l’eau dans le fjord

C’est dans le titre : levé, pour ma part en tout cas, à 11h40… ça n’empêche pas un bon petit café pour démarrer. Une fois la mixture sur-caféinée ingérée, pour tuer le temps en attendant non pas Godot (Beckett mon amour) mais les barques, nous allons faire un tour du côté des animaux. Ah oui… pourquoi des barques ? Parce que le programme de cet après-midi (oui c’est déjà l’après-midi), c’est d’aller se promener sur des barques. Voilà c’est pas plus compliqué. Donc je disais, en route vers les enclos des lapins et autres canards.

Ce qui est amusant avec cet épisode des animaux, c’est que dès qu’on arrivait près de l’enclos, les bestioles étaient prises d’une envie soudaine de se câliner… si c’est pas du sexe-à-pile ça… Toujours est il que ces bestiaux d’une taille conséquente passe donc leur temps à (essayer de) copuler, à manger, à faire des ronds dans l’enclos, et, pour les canards, à barboter dans une flaque qu’ils ont soigneusement entrepris de dégueulasser (je vous passerai les détails…) tout en attendant bien sagement de se faire déguster. Voilà donc, pour meubler nore matinée courte et ce paragraphe…

Je n’ai absolument aptitude à une quelconque activité sportive. D’ailleurs, en EPS, j’ai toujours eu des notes bidons (je me suis surpassé en danse en 3e : 3/20, c’est beau ça non). Bref, ça j’étais le seul à le savoir, jusque là… Car mes malheureux compagnons de bord sur cette barque ont dût faire les frais de mon incapacité manifeste (je m’en excuse au passage d’ailleurs auprès de Jo (que ça a vraiment gavé…), Rose (que ça a plutôt faire rire… en même temps, Rose elle rigole tout le temps non ? laulle) et Théo…). Après le vol de pédalo et quelques aventures (demi-tour…) on se rentre et on fait un tour avec Théo et David pour faire des photos de groupe disco des années 80 qui regarde vers l’Eternité (voir photos sur flick-r)

Ensuite… épreuve douche : temps – 6 mn ; à accomplir – lavage complet et deux shampoings pour les cheveux. Une fois effectuées ces ablutions rationalisées, retour dans le minibus au chaud avec Pink Floyd et Tarmac tout en rattrapant mon retard (assez conséquent à ce moment là, environ trois jours…). Dans ce cadre on ne peut plus romantique, on en conviendra, se rapprochent nos couples emblématiques : ainsi, Antoine et Lise depuis ce matin et Théo et Rose qui sensiblement… sont mignons

Et le repas arrive : riz et poulet au curry : que demande le peuple nom de dieu ? Après un si bon repas, un loup garou donc ce soir, où on se fend donc bien la poire. Puis au lit, demain on doit se lever tôt pour aller pêcher haha, comme les pécheurs norvégiens des pubs pour de la crème pour mains. Bref c’est pas intéressant tout ça. La suite, donc, au prochain épisode.

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Voilà, nous sommes donc dans les Lofoten et c'est ici que je vous laisse pour l'instant. Je travaille le plus rapidement que je peux à la suite, mais avec la reprise ça risque de pas être évident...
J'éspère que vous prenez autant de plaisir à lire que moi à ecrire en tout cas... tous ces beaux souvenirs font chaud au coeur.
Je vous adresse donc à tous le bonjour en esperant que vous allez pour le mieux, et surtout n'hésitez pas, comme l'a fait Rose, a poster un article, pour donner un peu des nouvelles où raconter des journées qui vous ont marqués... je sais pas tout ce qu'il s'est passé, ce compte-rendu n'est donc pas exhaustif...
Avec, encore une fois mes meilleurs souvenirs...
A bientôt pour la suite.
Flo...

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Note : ce serait une bonne idée de mettre un peu des photos dans ce compte-rendu j'ai pensé... Si vous en avez, en tout cas n'hésitez pas à agrémenter un peu ces lignes... si vous voulez toucher au texte (rajout de paragraphe etc...) je suis pas contre non plus... envoyez moi le texte d'abord pour que je vois où le caler... je crois me souvenir que certains tenais des carnets.
Dernière chose, alexandre a fait des vidéos de la colo qui sont sur youtube... je vous file le lien :
http://fr.youtube.com/user/skyalex94
voilà, merci Alex en tout cas, ça m'a fait enormément plaisir de revoir ça
Par Flo. - Publié dans : Journal
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 8 septembre 2007 6 08 /09 /Sep /2007 10:48
Pof pof pof, c'est déjà la rentrée, et oui. Mais qu'importe, replongeons enore dans nos vacances car voici la suite du journal : les jours 4, 5 et 6...Bonne lecture

------------------------------------------------------------------------------------------------------


Vendredi 13 Juillet – 4e jour – L’ascension continue et premier bivouac !

Levé du bon pied, douche et café, et c’est parti. Plions les tentes (comme des professionnels, cela va sans dire) et chargeons et en avant, mine de rien, il reste 300 kilomètres à avaler dans la journée (saluons encore une fois la bravoure, la patience et l’abnégation de nos chauffeurs…). Petit passage par Sundsvall pour changer de l’argent et pour acheter des cookies et du chocolat (chevelus). Quelques courses (avec lancé de sac de patates) et départ pour de bon. Je suis certainement inexcusable, mais mon carnet ne comporte aucune note entre ce moment et l’arrivée au bivouac, par conséquent passons tout de suite au bivouac.

Après quelques détours (toujours), nous trouvons un sympathique champ, un peu pluvieux tout de même, qui nous accueillera pour cette nuit. Montage de tentes comme d’habitude puis recherche de bois pour le feu de ce soir. Quelques chevaux nous regardent. Après avoir rassemblé le bois, chacun vaque à ses occupations. Certains lisent et d’autres jouent aux cartes. Réunion ensuite pour un foot improvisé et un volley. Puis mangeons, parce que mine de rien, jouer les bûcherons ça creuse… Au menu de ce soir purée-knacky, où certains chevelus s’illustrent dans le record de saucisses en un repas, le tout autour d’un feu bienvenu pour nos pieds trempés. Et en nous réchauffant, nous déblatérons tranquillement, sans nous apercevoir que lentement, mais sûrement, deux suédoises à cheval se rapprochent de notre camp. Après s’être livré à une démonstration de cheval (Baptiste aura certainement apprécié), les demoiselles signifient de façon plutôt implicite leur désir de communiquer. Dans le but de favoriser les échanges entre les nations et les relations avec la population locale, Adri et moi-même faisons le premier pas vers les cavalières, qui se contentaient pour le moment de glousser bêtement (c’est un jugement personnel d’accord…). Après deux trois phrases, il apparaît que ces jeunes filles maîtrisent assez mal l’anglais, autant pour le parler que pour le comprendre (qui a dit que mon accent était pourri ?), on conclue assez rapidement par un « good night » et retournons nous poser près du feu, les pieds trempés bien sûr.

Mais c’était sans compter l’acharnement de certains compatriotes (qui nous ne nommerons pas, rassurez vous). Bref, nous retournons, soucieux d’établir une bonne réputation de la France, bien sûr, nous poser en compagnie de nos suédoises. Il a été rapidement assigné au plus barbu d’entre nous (c'est-à-dire moi) de faire l’interprète (quoi c’est vrai…) Autrement dis, j’ai passé pour un véritable crétin. Usant d’une ressemblance fortuite, j’ai affirmé que mon patronyme était Jésus et que la raison de notre présence était que nous attendions un certain… Godot, en hommage à Samuel Beckett. Et après avoir déblatérer sur des sujets sans aucun intérêt, et ceci à la demande de certaines personnes que je ne citerai, encore une fois pas (une petite information tout de même : il était question de question de métaphysique subjective telle que : « C’est qui le plus mignon selon vous ? » passionnant hein ?), minuit arriva, aussi vous me permettrez de passer au jour suivant…

 

Samedi 14 Juillet – 5e jour – Soirée déjantée, courte nuit, puis montée jusqu’à Arjeplog

En effet, il est important de passer à ce jour, qui est celui de notre fête nationale. Mais je continue…

Plus dans le but d’impressionner nos auditrices et de leur faire découvrir notre culture que dans celui de « raviver le sentiment d’appartenance à une nation, et l’indéfectible lien à sa patrie que chacun doit ressentir au fond de son identité de citoyen » pourrait t’on dire en citant N. Sarkozy (à moins que ce ne soit Le Pen… C’n’est pas Royal plutôt ?...Ah, la politique…), nous avons entonné la Marseillaise (en gros, pas parce qu’on est patriote, mais juste pour déconner…pour couper court à toute polémique). Nous nous en excusons encore auprès de ceux que nous avons réveillé ce faisant. Conformément à une tradition inventée sur le moment, nous avons ensuite mangé de l’herbe. Bref, après avoir longtemps attendu Godot, et appris quelques rudiments de suédois, nous allons nous coucher vers 3h30, signifiant notre fatigue de façon, certes un peu expéditive mais claire : « We’re tired, goodbye ! »

Après une nuit de 4h, nous débarrassons le camp tout en buvant un café serré et bienvenue. Après des adieux ultimes à nous autochtones de la nuit dernière, qui avait visiblement fait nuit blanche, on repart sur la route : direction Arjeplog, dont le camping nous est décrit comme la Terre promise, en avant donc ! Comme d’habitude, sur la route nous profitons du passage sublimement plat, et d’une station service pour l’occasion, pour satisfaire quelques besoins dont il est parfaitement superflu de préciser la nature. Passons donc directement à Arjeplog…

La Terre promise existe, il s’agit effectivement du camping d’Arjeplog. 1) Il fait beau. 2) Il fait chaud. 3) Il y a une piscine. 4) Il y a des douches chaudes et gratuites. 5) Il y a un sauna ( !). 6.) Il y a une réceptionniste mignonne. 7) Il y a un banc. 8) Il y a de quoi faire un feu. 9) Il y a un joli lac, globalement un beau paysage. 10) Il y a des Jacky. Enfin, tout ce dont on pouvait rêver. Et bien sûr, vous vous en doutez, tout ce luxe, tout ce confort, tout ce bien être a un prix. Exact, le prix du sang, comme qui dirait, car à Arjeplog, il y a aussi… des MOUSTIQUES !... Et bien, soyons stoïques, et surtout aromatisé citron.

Chacun goûte donc ce confort, après notre nuit en bivouac. Certains profitent de la piscine tandis que d’autres suent tranquillement au sauna. Bon dieu, ça fait un sacré bien. Tout propre et tout doux (grâce au sauna) nous nous promenons tranquillement dans le camping sirotant une célèbre boisson américaine à l’emballage (c’est paradoxale pour l’emblème du capitalisme libéral) de couleur rouge. Tranquillement posé sur un banc, on refait le monde et on rattrape son retard (d’une journée seulement à ce moment là). Puis, imprégnés que nous sommes de la doctrine du tayloro-fordisme, nous nous répartissons les tâches afin de préparer de façon efficace et plus productive les papillotes de saumon. Après donc avoir absorbé une grande quantité de ce poisson (3ou 4 papillotes je crois) et de patates, et après quelques déblatérations, nous entamons notre seconde veillée : le juke-box. Après avoir eu droit à un pêle-mêle de morceaux en tout genre, nous avons couronné notre gagnante : Rose, à la fois pour la grande diversité de son répertoire, et pour sa très belle voix : bravo ! Saluons également la performance des finalistes, Clara, Mathilde, et moi-même, qui a sauvé l’honneur des chevelus avec, notamment Soldat Louis : « Du Rhum, des Femmes, et d’la bière nom de Dieu !... ». Bref après avoir fait une ultime fois don de notre sang, nous allons nous coucher ! Bonne nuit, et comme chaque soir : « Combat d’infiiiiiiiiiirrme ! »

 

Dimanche 15 Juillet – 6e jour – Arjeplog

Génial, une journée posée, enfin, et ce dans le plus merveilleux camping de toute la Suède, décrit au jour précédent. Aujourd’hui, un programme prometteur : le matin, le musée lapon du Dr Wallquist et l’après-midi, sûr, canoë ! Pour sûr, cette journée, on va en profiter, pour une fois qu’on roule pas. Début avec le traditionnel café-roots (36 fois trop fort) pour certains (hein, les chevelus ?), et des tartines, céréales et autres aliments, puis vers le musée Lapon, avec de très jolies pièces et pleins de choses intéressantes sur les Lapons. Projection d’un film sur Arjeplog (prononcer Arjiaplouc), sur sa région et sur ses habitants. Et puis, après cette matinée culturelle, manger ! Mine, la culture, ça creuse…

Alors que tout le monde semble plutôt d’humeur à la sieste, les chevelus se dévouent bravement pour aller chercher les canoës, avec leurs gros bras musclés (hm…). Accueillis en héros, ces derniers retournent immédiatement faire des ronds dans l’eau. Grâce aux talents de navigateur de Théo, nous nous sommes empêtrés dans de la caillasse, ce qui nous a d’ailleurs permis de porter secours à une peluche échouée (que nous avons fait sécher dans le sauna). Après ces aventures pas du tout intéressantes, nous nous rentrons au camping, et directement le sauna pour nous délasser. Mini golf ensuite, où tout le monde aura apprécié les mouches et petit tour par la réception pour manger des glaces (puis aussi parce que la réceptionniste était mignonne, mais elle se faisait draguer, au grand dame de Jo, par un cacou suédois body-buildé).

S’en suivit, pour beaucoup, un épisode lessive, qui s’est soldé pour notre part par une petite crise de nerf et par un linge trempé (même après une nuit entière dans le sèche linge) mais très propre (le lave linge a beaucoup tourné…). Enfin pour remonter notre morale, il y a le menu du soir : côtelettes de porc et pâtes sauce champignon, préparées par Alban, dont nous saluons encore une fois le savoir faire et tout simplement l’attention, merci Alban, pour tout ! (voir l’article plus bas pour les remerciements…j’essaye de pas trop répéter). Le repas du soir fût donc un cassage de ventre mémorable ! Pour bien digérer tout ça, et pour couronner dignement cette journée, dodo, dernière nuit dans le beau camping, au programme du lendemain, bivouac, alors profitons.


------------------------------------------------------------------------------------------------------

Voilà, la suite est toujours en cour... en ésperant que vous ne vous lassez pas !
Par Flo. - Publié dans : Journal
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 19 août 2007 7 19 /08 /Août /2007 12:26
Voilà la première partie (trois premier jours) En esperant que ça vous dissuadera d'en vouloir plus (laulle) Bonne lecture

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Mardi 10 Juillet – Premier jour – From France to Sweden…Yeah !
Aaah, le premier jour…Le jour où on ne sait plus très bien ce qu’on fait, on arrive un peu des quatre coins de la France et on se retrouve là, assis au milieu d’un aéroport, à jouer aux cartes ou à des jeux divers et variés (Jingle Speed si je me souviens bien…). Après avoir bloqué pendant un petit moment l’accès au comptoir d’enregistrement, nous nous dirigeons paisiblement vers notre porte d’embarquement, et à part quelques canettes d’Ice Tea (6, Adrien…) destinées à fabriquer des armes tranchantes pour détourner l’avion, nous sommes arrivés sains et saufs à l’aéroport (silencieux, précisons le) de Stockholm, vers 22h30. A l’exception de David, dont le bagage a décidé de visiter Bangkok, nous récupérons tous nos valises, tandis que David, triste comme une pierre, essaye son magnifique tee-shirt Sky Team, offert avec une trousse de toilette complète pour patienter jusqu’à l’arrivée (théorique) de sa valise en quête d’indépendance.
Nous trouvons ensuite l’arrêt du bus qui doit nous mener à l’office de location de voiture (« Bilusthyrningtransfer » en suédois) où nous retrouvons nos minibus qui nous supporterons pendant trois semaines (à l’exception d’un seul, qui a jeté l’éponge au beau milieu de l’autoroute…). C’est donc après quelques péripéties à la recherche de Danderyd et Haggvik que nous trouvons notre camping au son (dans notre minibus) de ZZ Top (on a cherché longtemps…). Les formalités réglées nous déballons vite fait bien fait et nous montons nos tentes comme de vrais professionnels (à la surprise de Nico d’ailleurs), et puis au lit après cette journée d’avion !
 
Mercredi 11 Juillet – Deuxième Jour – A l’assaut de Stockholm
Le réveil eût lieu, pour certain, beaucoup trop tôt… « Hein ?! Il fait déjà jour…Nom de dieu, ouske j’ai foutu ma putain de montre…ah voilà ! Quoi ?! 4h du mat’…mais qu’est ce que c’est que ce pays de fou ?! » Et oui, nous découvrons de façon un peu brutal le soleil de 4h…Heureusement, on se rendort paisiblement…5h plus tard, découverte des douches pour un bon décrassage avant d’aller à Stockholm. A lieu ensuite le petit briefing traditionnel de début de colo, où il nous est expliqué les règles de vie et de mort du camp…S’en suit une matinée course pour de sympathiques volontaires et une matinée glande pour les autres, passée entre les douches, les cartes et les livres. Aucun événement notable durant cette matinée, passons donc au pique-nique, qui n’apporta pas plus de divertissement. Nous nous lançons ensuite vers la capitale scandinave.
Aidé par des copilotes fabuleux, Nico ne tarde pas à se perdre dans un fouillis de sens interdit et d’interdiction de demi-tour. Au bout d’un petit moment, nous trouvons tout de même une île où stationner, et, passé des sculptures assez étranges (certainement du contemporain…), nous voici au musée Vasa pour admirer le bateau majestueux. Pour la petite histoire, le navire a donc été construit entre 1626 et 1628 sur la demande de Gustave II, roi suédois de l’époque. Le Regalskeppet Vasa (nom complet) était censé être le navire de guerre le plus puissant, avec ses 64 canons. Malheureusement, l’architecte responsable de la conception de l’engin mourut pendant les travaux, son apprenti (un blaireau, on s’en doute) prit le relais et acheva la machine de guerre qui fût couché par une bête rafale le 10 août 1628…Et oui, alors que notre économie en était à ses premiers balbutiements, les suédois employaient déjà de la main d’œuvre sous-payée…Ils sont fort ces nordiques !
Après cette petite touche culturelle, nous allons arpenter les rues du vieux Stockholm et déguster, pour beaucoup de délicieuses glaces… Puis rendez vous devant une allégorie assez banale du bien contre le mal façon héroïc fantasy avant d’aller dans une pizzeria proposant, entre autre, des pizzas ananas. Si je me souviens bien, seul Théo a été assez courageux pour tenter l’affaire (et c’est moi qui dors avec lui, nom de dieu !!). Ah oui, le killer vient d’être lancé…ça promet. Aux éclats de rire et aux « mais comment je vais faire » qui se répètent, ce killer là promet de bien nous faire marrer... Nous pouvons rendre maintenant public que le premier kill eut lieu le soir même. Et oui, près du lac du camping, sur un banc, pas avec Pink Floyd en fond sonore mais presque, Adrien fit une déclaration enflammée à… Josselin, parfaitement, et ce devant quelques témoins privilégiés et écroulés de rire (parce qu’Adrien, quand il fait une déclaration, il loue la « tête de castor » et la « crête » à la con de sa dulcinée, poussant même le romantisme à son paroxysme avec cet aveu : « Depuis que je te connais, j’ai toujours une capote dans mon portefeuille… » et dire qu’ils dorment dans la même tente, les petits coquins… »
 
Jeudi 12 Juillet – Troisième jour – L’ascension commence…
Et oui, trêve de capitale, allons retrouver la nature ! Le programme de la journée et assez bien défini : montée jusqu’aux abords de Sundsvall (je crois…) donc route ! 342 kilomètres en tout (les conducteurs me corrigeront si je me trompe…) Tout d’abord, levé, douche et petit déj. Désireux de rendre service, les chevelus se mettent à finir tout ce qui est entamé (juste pour rendre service hein…). Mais, une fois le ventre plein et l’appétit rassasié, nous découvrons une brique de lait à peine ouverte…Inachevée donc et inachevable. Néanmoins, et puisqu’il faut épargner les grizzlis suédois (seul producteur potentiel de lait, puisqu’on n’a pas encore vu de vaches), nous décidons le sauvetage (héroïque, précision superflue) de la brique de lait. Au terme de thèses, d’antithèses, de contres exemples et de pérégrinations intellectuelles diverses et variées (oui, c’est fait exprès si c’est chiant !), nous nous prononçons en faveur d’un transvasement dans une gourde gracieusement prêtée par…je sais plus, je crois que c’est Émeline, mais je ne sais pas trop…L’opération (délicate, convenons-en) et effectuée par Théo et moi-même, et vu notre talent naturel, la moitié de la brique se retrouve ou par terre ou sur moi (Théo tenait la brique, je tiens à le dire..) mais le véritable événement de la matinée, c’est l’arrivée, dans la liesse de la valise de David ! Après le pliage de tente et nos ultimes adieux au banc que nous avons tant aimé, nous grimpons et en avant pour notre longue ascension vers le Nord ! Le périple est de courte durée, puisque nous nous arrêtons après une dizaine de kilomètre pour cause de manque de denrées alimentaires dans une station service, où nous découvrons une machine à café…
Après quelques aventures dans différentes stations services et supérettes nous partons pour de bon cette fois-ci avec à manger et un best of de Motley Crue, infligé par les chevelus à leurs infortunés compagnons de minibus. La route se fait sans incident notable, et le paysage et d’une certaine monotonie (forêt, plaines, pas de montagnes ni même de collines). On tue le temps à force de CD, MP3 et bouquins. Ce midi, nous avons mangé sous une bâche pour cause de pluie. Un petit café puis en route…Encore pas mal de kilomètre à avaler !
Arrivée à la fin de journée dans notre camping, juste avant Sundsvall. Pas fâché de nous dégourdir les pattes, nous descendons vite et montons nos tentes avant d’entamer la visite enmoustiquée de la minuscule presque-île en face du camping. Quelques photos puis retour au camping pour la cérémonie des spaghettis bolognaise, presque traditionnelle en début de colo… La vaisselle sera ce soir à la charge des chevelus (ça promet). Après avoir bravement rempli leur office, ces dernier se rendent en compagnie de tout le monde sur la plage pour notre première veillée : au programme tchatche et match d’impro, où nous avons eu droit à des combats d’inspiration sur les vacances à la neige ou dans les îles, le caleçon ou les slips ou bien encore le duel 2CV à pois jaunes – Porsche sportive (qui, si je me souviens bien s’acheva par un match nul). Pour les matchs d’impro : accouchement d’une ménopausée dans un bus et coming-out d’un fils de bonne famille…que de délires. Puis flâneries sur la plage dans la légère clarté de … minuit. Et après de longues déblatérations diverses et variées (chez les chevelus), dodo vers 1h…

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bravo, à ceux qui sont arrivés jusque là... signalez moi si vous voulez la suite ou si vous en avez assez...Dites-vous bien qu'il y a des jours plus long...
Merci de l'attention que vous portez à ces lignes en tout cas...Il en faut du courage pour lire jusqu'ici !
Par Flo. - Publié dans : Journal
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus